Christopher Lao-Thiane
×30de communauté contre le concurrent le mieux installé · distribution sportive · 2012-2014 Demander un audit de croissance
Étude de cas · Saatchi & Saatchi · 2012-2014

Dominer une catégorie sur un marché où personne ne tient la cadence

Enseigne de distribution sportive · marque et cadence éditoriale · marché insulaire · 2012-2014

Illustration : quatre barres, la première en orange écrasant les trois autres, avec une cadence de points réguliers au-dessus

Sur un grand marché, la part de voix s'achète. Sur un petit marché, elle se prend en étant le seul à tenir une cadence pendant trois ans. C'est ce que ce compte a démontré, et le tableau de comparaison sectorielle est plus éloquent que n'importe quel indicateur de campagne.

À la mi-période, la marque comptait une communauté plus de trente fois supérieure à celle du concurrent le mieux installé de sa catégorie, et les deux suivants n'atteignaient pas le tiers de ce concurrent. Ce n'est pas un écart de budget. C'est un écart de constance.

Le reste suit la même logique. Un taux de clic à 0,085 % quand la référence sectorielle citée à l'époque était de 0,03 %, soit près du triple. Un coût par abonné de 0,29 euro quand le coût moyen constaté sur le marché tournait autour d'un euro. Et un plan éditorial réalisé à 133 % de ce qui était prévu.

01 · Contexte

Une enseigne de distribution sportive sur un marché insulaire, avec un calendrier commercial dense et une clientèle familiale. La catégorie était disputée sur le terrain physique, avec plusieurs enseignes concurrentes bien implantées. Sur le digital, en revanche, personne n'était vraiment entré. Le compte a été construit et tenu sur trois ans, avec deux pages sociales, un rythme d'envois par courriel calé sur les opérations commerciales, des applications de jeu à chaque temps fort, et l'achat d'espace qui allait avec.

La contrainte

Un petit marché ne pardonne pas l'irrégularité, et il ne récompense pas la dépense. Le budget disponible ne permettait pas d'acheter la présence, et de toute façon l'audience adressable était trop étroite pour absorber du volume : au-delà d'un certain seuil, chaque euro supplémentaire retouche les mêmes personnes. La seule variable qui restait était la constance de production, c'est-à-dire une charge d'équipe hebdomadaire, tenue même les semaines creuses, pendant trois ans.

03 · Le système

1 · Caler le rythme éditorial sur le calendrier commercial.

Pas un calendrier de contenu inventé à côté du commerce. Le rythme d'envois par courriel suivait chaque opération commerciale, jusqu'à seize campagnes pour une seule opération, le rythme le plus dense du portefeuille de l'agence. La marque parlait quand le magasin avait quelque chose à dire.

2 · Dépasser le plan plutôt que le tenir.

Le plan prévoyait un nombre de publications par période. J'en ai livré 133 %. Sur un compte de fond, l'écart entre tenir un engagement et le dépasser légèrement est ce qui creuse la distance sur trois ans, parce que le concurrent, lui, ne tient déjà pas le sien.

3 · Mesurer contre une référence extérieure, pas contre soi.

Le taux de clic ne veut rien dire seul. Comparé à la référence sectorielle citée à l'époque, il ressort à près du triple. Un indicateur sans référentiel ne permet de justifier aucun budget, et c'est pourtant ainsi que la plupart des bilans sociaux sont écrits.

4 · Construire la communauté au coût, pas au volume.

Un coût par abonné de 0,29 euro contre un coût moyen constaté autour d'un euro. Ce n'est pas un exploit d'achat média, c'est la conséquence d'un contenu qui circulait, donc d'une part gagnée qui réduisait la part payée.

5 · Tenir le tableau de la catégorie, et le montrer au client.

Chaque bilan portait la position de la marque dans sa catégorie locale, avec les communautés des concurrents à côté. C'est ce tableau qui a rendu le budget indiscutable année après année, bien plus que les indicateurs de campagne. Un client renouvelle quand il voit qu'il gagne, pas quand il voit qu'il publie.

04 · Résultats

Compte 2012 à 2014, bilan de la période estivale 2013 et relevé de catégorie à mi-2014.

05 · Ce que ça prouve

Sur un marché étroit, la domination n'est pas une question de moyens, elle est une question de présence tenue. Trois ans de cadence régulière créent un écart qu'aucun concurrent ne rattrape par une campagne, parce que le retard n'est pas en budget, il est en temps. La seule difficulté est que cette discipline ne se voit pas trimestre par trimestre : elle ne se lit que dans le tableau de catégorie.

Qui tient la cadence dans votre catégorie ?

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Le premier call30 minutes. Vous me parlez de votre traction et de ce qui bloque. Vous repartez avec 2 ou 3 pistes actionnables. Pas de pitch.

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